Éditorial
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Tout le monde, de droite comme de gauche, à l'Elysée comme au bistro, le dit : cette crise financière, c'est terrible, pire même qu'en 1929. C'est vrai que le capitalisme se porte quand même très mal : les entreprises du CAC 40 vont réaliser un bénéfice net total de 99 milliards d'euros¹, soit 12,09% de mieux que l'an dernier².
Pas étonnant de voir fleurir, même en hiver, les propositions les plus avant-gardistes pour soigner le capitalisme malade. Retraite à 70 ans, travail le dimanche, privatisation tous azimuts, et coupes franches dans les budgets sociaux, merci Super Sarkozy, sauveur du CAC 40 et de l'identité nationale.
Le capitalisme, c'est la misère
La crise est bien là : dans le monde, "le nombre de chômeurs pourrait passer de 190 millions en 2007 à 210 millions fin 2009"³. Le nombre de "travailleurs pauvres" qui vivent avec moins d’un dollar par jour devrait croître de 40 millions tandis que celui des personnes gagnant moins de deux dollars pourrait augmenter de 100 millions d'ici 2009.
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