Crise du capitalisme

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Crise du capitalisme
Selon Marx
Dépréciations d'actifs liées à la crise des subprimes à la fin du 1er trimestre 2008, en milliard de dollars
La baisse tendancielle du taux de profit
La tendance impériale de la crise monopoliste
Grandes crises, petites idées et grands intellectuels ?!
La crise démontre la nécessité d'une révolution socialiste
Notes
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Un désir de comprendre

L'éclatement de la bulle spéculative des subprimes a réveillé chez les militants le désir de comprendre les mécanismes économiques qui régissent le capitalisme. Karl Marx fut le premier à comprendre et à expliquer que les crises économiques étaient la conséquence du mode de production capitaliste. Pour se développer le système réclame toujours davantage de travail humain alors qu'en contrepartie les fruits de la production deviennent de plus en plus inaccessibles aux travailleurs. La crise alimentaire en Égypte, Éthiopie ou la violente inflation qui touche les pays « riches » ne sont que des illustrations des contradictions du capitalisme. Les travailleurs doivent produire toujours plus pour les banquiers, les actionnaires et les patrons, et touchent des salaires toujours plus bas pour permettre aux capitalistes nationaux de rester dans la course à la concurrence internationale.

État des lieux :

La confiance des investisseurs envers les marchés financiers est profondément affaiblie à la suite de la crise de l'été dernier et par ses répercussions en Europe. Cette crise révèle les mécanismes d'un capitalisme financier du 21ème siècle à bout de souffle. D'abord l'interdépendance des économies américaines, européennes et japonaises, a généré un effet domino entre la crise américaine et les autres zones économiques de la planète. Les ministres des finances des sept pays les plus industrialisés du monde (G7), reconnaissent que l'environnement économique est « difficile et incertain » . Les pertes sur les marchés en janvier 2008 ont atteint, selon Standard and Poor's, 5 200 milliards de dollars. Lors de la crise de 1929, en 22 jours, « l'indice boursier de New York a perdu 40% de sa valeur ». En 2008, "La Bourse de Paris a dégringolé de plus de 30% depuis le début de l'année, effaçant presque deux ans et demi de gains sous l'effet conjugué de la crise financière, des craintes de récession américaine et de la déconfiture du dollar".

Pas de crise pour la France ?

Aujourd'hui, on nous parle de récession économique à l'échelle mondiale mais pas pour la France. Comme avec le nuage de Tchernobyl, la récession devrait ravager l'Europe mais ne devrait pas toucher la France. D'ailleurs Fillon le dit : « Je parle de ralentissement, et pas de récession ». « L'année 2008 sera une année de croissance positive et pour ma part, je ne considère pas qu'il soit raisonnable de parler de récession »1. Fidèle à leur conviction les hommes politiques néolibéraux préconisent d'attaquer les travailleurs pour leur faire payer la crise. « Travailler plus pour gagner moins » tel est le créneau du gouvernement depuis son arrivée au pouvoir. En Janvier 2008, Christine Lagarde, qui déclarait alors que la crise ne toucherait pas la France, donnait sa recette pour sortir de la crise. «En économie, il n'y a pas de miracle. Il faut travailler. Les fondamentaux des entreprises sont bons et cela importe plus que la bourse. La capacité de travail des Français existe, on a des ressources. Il faut libérer la croissance. On avance déjà dans cette direction.»



 

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