Crise du capitalisme - Selon Marx

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Crise du capitalisme
Selon Marx
Dépréciations d'actifs liées à la crise des subprimes à la fin du 1er trimestre 2008, en milliard de dollars
La baisse tendancielle du taux de profit
La tendance impériale de la crise monopoliste
Grandes crises, petites idées et grands intellectuels ?!
La crise démontre la nécessité d'une révolution socialiste
Notes
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Selon Marx

Alors que pendant des milliers d'années, les sociétés humaines ont cherché des solutions à l'insuffisante de la production qui engendrait famines et disettes, la société capitaliste elle, marche sur la tête. La raison première de la crise actuelle est la surproduction. La caractéristique essentielle du monde actuel c'est l'hyperproduction à une échelle que l'humanité n'avait jamais connu auparavant. Selon un rapport de la FAO de février 2008, nous produisons 120% des besoins alimentaires mondiaux. Plutôt que d'apporter l'abondance, le capitalisme apporte la guerre, la destruction, la misère et la mort partout sur la planète.

 

La surproduction

La crise des subprimes est le résultat de la surproduction immobilière. En effet, des milliards de $ ont été investit dans ce marché très lucratif jusqu'au moment où le nombre de maisons bâties aux États-Unis dépassa largement le nombre de maisons pouvant être vendues sur le marché. Les prix de l'immobilier s'effondrèrent brutalement, ruinant des milliers de foyers. A partir de l'été dernier, les organismes qui faisait d'énormes bénéfices grâce à la spéculation immobilière se sont retrouvés bardés de dette. Les cours des banques propriétaires des prêts des ménages incapables de rembourser leur hypothèque se retrouvèrent avec d'énormes dettes que seul l'État pouvait renflouer.

Aujourd'hui la grande controverse entre économistes ne porte pas sur le diagnostique de la crise immobilière mais sur la nature du marché international. En effet, les économistes libéraux (ou « monétariste ») avancent l'idée selon laquelle si le marché de l'immobilier est saturé, ce n'est pas le cas du reste du marché. Christian de Boissieu, le conseiller économique du Premier Ministre français, Président délégué du Conseil d'analyse économique, déclarait en mars dernier « en 2008 nous ne sommes pas en face d'une crise financière comme en 1929. La crise est immobilière et bancaire avant tout, mais peu financière au sens où les marchés d'actions ne craquent pas. [...] Ces derniers mois, nous avons vécu une correction boursière. Elle ne s'est pas transformée en krach. »2

Les économistes keynésiens, beaucoup plus réalistes, avancent l'idée que la période d'expansion anarchique de la production arrive à son terme et qu'il s'agit de mieux encadrer la finance et le commerce pour empêcher le capitalisme de sombrer. Christian Chavagneux, rédacteur en chef du magazine Alternative Economique, exposait les idées keynésiennes en reprenant à son compte les propos de l'économiste Michel Aglietta qui « a baptisé récemment de "brochettes de ministres et de hauts fonctionnaires, forts contents de la manière dont ils ont démantelé les réglementations qui avaient reconstruit la finance après le naufrage des années 30". Pourtant, comme le souligne Aglietta, « la libéralisation financière a montré d'une crise à l'autre son incapacité à s'autoréguler ». Et de conclure que face aux déséquilibres récurrents de la finance et à leurs effets délétères sur la croissance mondiale, « il va bien falloir revenir sur le postulat du retrait des Etats, de la régulation minimale et de la croyance dans la discipline de marché »3.

« la première caractéristique ouvre à elle seule la possibilité formelle des crises. Aucune entreprise n'est a priori assurée de vendre sa production : chaque vente est un saut périlleux. Mais une entreprise qui ne vend plus ne peut plus acheter, ni moyen de production, ni force de travail. Les salariés mis au chômage cessent eux-même de pourvoir acheter. Ainsi, tout désajustement entre production et circulation marchande peut déboucher, en spirale dépressive, vers une crise générale. »

Prenons le cas maintenant d'une grosse entreprise, ou d'une grande banque qui n'arriverait plus à vendre ses produits financiers à cause de la crise. Elle se retrouve alors, à la fois dans l'incapacité de fournir de l'argent à ses clients (sous formes de prêts, ou de billets) et est obligée de faire pression sur ces clients pour qu'ils remboursent ce qu'il lui doivent. Si cette banque fait faillite, tous les comptes des clients (entreprises et salariés) sont vidés. La banque en faillite est forcée de revendre ses actions à très bas prix sur les marchés financiers alors que la confiance en la valeur de la bourse est déjà atteinte. Le système s'effondre comme un château de carte si l'État n'intervient pas rapidement pour renflouer les caisses des banques.

C'est précisément ce qui s'est passé au cours des derniers mois. Aux Etats-Unis avec la Bear Stearns, soutenue par la FED. En Europe, les scandales financiers, la chute des cours boursiers et les faillites de banque se multiplient, conséquences directes de la crise américaine du crédit hypothécaire (subprimes). La banque britannique Nothern Rock enregistre selon le rapport de l'INSEE britannique, publié le 7 février 2008 104.9 milliards de £ (soit 140 milliards d'euros) de dette nette suite à la crise des subprimes. Les banques allemandes IKB et Sachsen LB ont frôlé la faillite cet été.



 

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