Crise du capitalisme - La crise démontre la nécessité d'une révolution socialiste

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Index de l'article
Crise du capitalisme
Selon Marx
Dépréciations d'actifs liées à la crise des subprimes à la fin du 1er trimestre 2008, en milliard de dollars
La baisse tendancielle du taux de profit
La tendance impériale de la crise monopoliste
Grandes crises, petites idées et grands intellectuels ?!
La crise démontre la nécessité d'une révolution socialiste
Notes
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La crise démontre la nécessité d'une révolution socialiste

La crise actuelle montre l'une des caractéristiques essentielles du capitalisme : le système est cannibal. Les entreprises qui survivent à un krach rachètent leurs concurrents à très bas prix. Ce fut le cas, lorsque le 16 mars dernier, JP Morgan Chase Bank racheta la Bear Stearns pour 2$ l'action alors qu'elle valait 130$ en octobre 2007 et plus de 60$ le 12 mars ! Le 24 mars, grâce une aide de la FED, JP Morgan proposa une nouvelle offre à 10 $ l'action. Cette tendance à la concentration des capitaux en temps de crise est une donnée centrale du capitalisme.

Voyons comment les bolchéviks abordaient la question. Boukharine et Preobrajensky, dans l'ABC du Communisme décrivaient ainsi le mécanisme de la crise du capitalisme.

« Le capitalisme, ainsi que nous l’avons vu, creuse lui-même sa propre tombe, parce qu’il engendre ses propres fossoyeurs : les prolétaires; plus il se développe, plus il multiplie le nombre de ses ennemis mortels, et plus il les réunit contre lui-même. Mais il prépare également le terrain pour une nouvelle organisation économique, fraternelle et communiste. »

« Nous avons vu également qu’au fur et à mesure du développement capitaliste, petite et moyenne production sont anéanties; les industriels et les commerçants, petits et moyens, sont ruinés, sans parler des artisans : tous sont dévorés par le gros capital.[...] Cette concentration du capital, autrefois dispersé, s’appelle la centralisation du capital. »

« le capitaliste transforme alors la production, l’élargit et agrandit les fabriques elles-mêmes. Il n’y a plus seulement accroissement du capital, mais aussi de la production elle-même. La production devient énorme, emploie quantité de machines, réunit des milliers d’ouvriers. Il arrive qu’une douzaine de très grandes fabriques satisfasse aux besoins de tout un pays. Dans ce cas, les ouvriers produisent pour toute la société, le travail, comme on dit, est socialisé. Mais la direction et le profit appartiennent au capitaliste.

Cette centralisation et cette concentration de la production rendent également possible une production véritablement fraternelle, mais seulement après la Révolution prolétarienne. En effet, si cette concentration de la production n’existait pas et si le prolétariat prenait le pouvoir alors que la production est dispersée entre des centaines de milliers de tout petits ateliers où ne travaillent que deux ou trois ouvriers, il serait impossible d’organiser ces ateliers sur une base sociale. Plus le capitalisme est développé, plus la production est centralisée, et plus il est facile au prolétariat, après sa victoire, de diriger la production.

Donc, non seulement le capitalisme engendre ses ennemis et mène à la Révolution communiste, mais encore il crée la base économique pour la réalisation du régime communiste. »

Deux options s'offrent à la classe ouvrière en temps de crise : l'abandon et le désespoir, face au chômage et à la misère ou la lutte la plus opiniâtre et la plus déterminée contre les capitalistes pour la victoires de la classe ouvrière. Les capitaliste ne se laisseront pas taxer, ou arracher leur fortune sans s'organiser et nous envoyer leur police ou les militaires. Seul une révolution socialiste peut sauver l'humanité de la barbarie guerrière que va entraîner la crise.



 

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