Crise du capitalisme - La tendance impériale de la crise monopoliste

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Index de l'article
Crise du capitalisme
Selon Marx
Dépréciations d'actifs liées à la crise des subprimes à la fin du 1er trimestre 2008, en milliard de dollars
La baisse tendancielle du taux de profit
La tendance impériale de la crise monopoliste
Grandes crises, petites idées et grands intellectuels ?!
La crise démontre la nécessité d'une révolution socialiste
Notes
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La tendance impériale de la crise monopoliste

Dans ce contexte de durcissement économique où un à un tous les marchés se retrouvent saturés, la rivalité économique entre multinationales se transforme de plus en plus en rivalité entre super-puissances étatiques. « Marx n'est « dépassé » que d'un seul point de vue : sa description sous-estime la puissance destructrice du système. Les capitalistes ne se contentent pas de batailler sur le marché. Ils utilisent aussi leurs États pour forcer leurs rivaux à accepter leurs conditions, remplaçant la compétition économique par des démonstrations de force militaires répétées. »11 La Russie utilisant son armée en Géorgie, a détruit le gazoduc occidental dans le pays. Cette méthode avait déjà été expérimentée 5 ans plus tôt en Irak par G.W. Bush pour mettre la main sur les réserves de pétrole.

Lorsque tous les marchés économiques des voisins ont été dévorés et que les marchés nationaux sont saturés, la seule « libre concurrence » ne suffit plus. Il s'agit de détruire le voisin avant que lui ne le fasse. « Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage ».12

Voici comment en 1919, Boukharine et Preobrajensky décrivaient dans le manuel de la III Internationale, l'ABC du Communisme, comment les crises du capitalisme menaient à l'impérialisme :

« la société capitaliste est très mal construite. La propriété privée y règne, sans aucun plan général. Chaque fabricant dirige son entreprise indépendamment des autres. Au contraire, il dispute aux autres l’acheteur : il est en « concurrence » avec eux.

Cette lutte s’affaiblit-elle ou s’accroît-elle avec le développement du capitalisme ? A première vue, il peut sembler qu’elle s’affaiblit. En effet, le nombre des capitalistes diminue sans cesse; les gros mangent les petits; autrefois, c’était par dizaines de mille que luttaient entre eux les entrepreneurs, la concurrence était féroce; aujourd’hui les rivaux étant bien moins nombreux, la lutte devrait être moins acharnée, pourrait-on croire. En réalité, il n’en est rien. C’est exactement le contraire qui est vrai. Les rivaux, certes, sont moins nombreux, mais chacun d’eux est devenu plus gros et plus puissant. Et leur lutte est devenue non pas moindre, mais plus grande, non pas plus calme, mais plus acharnée. Que, dans chaque pays, il n’y ait plus qu’une poignée de capitalistes, et la lutte entre ces pays capitalistes éclatera. Nous en sommes arrivés finalement là. La rivalité a lieu actuellement entre d’énormes associations de capitalistes, entre leurs États. Et ils ne luttent pas seulement à coups de baisse de prix, mais aussi avec la force armée. La concurrence, au fur et à mesure du développement du capitalisme, ne diminue que le nombre des rivaux, mais elle devient toujours plus acharnée et plus destructrice !. »



 

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