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| Le 17 octobre 1961 |
| L’État français en Algérie et ailleurs : Coloniser, exterminer… |
| La Françalgérie |
| Discrimination et racisme en France (9) |
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Discrimination et racisme en France (9)
Politique criminelle de logement : les cruels incendies à Paris ont montré l’aspect criminel d’une politique de logement qui touche de plein fouet les migrants. Forts d’arguments mensongers, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que des expulsions médiatiques de squats habités par des personnes en instance de relogement.
Discrimination à l’embauche : un rapport officiel (le rapport Fauroux–juillet 2005), dénonce une fois de plus le racisme dans le monde du travail. Un autre rapport , celui de la CNDS en 2004, dénonce le racisme dans la police.
Contrôles au faciès et violences policières : l’impunité des policiers assassins, auteurs de crimes que nos médias nomment «bavures policières», l’impunité de nos «représentants» politiques qui qualifient publiquement de «sauvageons» ou veulent «nettoyer au Karsher» la jeunesse de notre pays, ne laissent guère entendre d’ambiguïté sur la cohérence et la continuité qui unissent le passé dégoûtant au présent provoquant.«Pourquoi me tutoyez-vous ?» interroge dans son livre Alex Ursulet, avocat parisien d'origine martiniquaise, humilié et passé à tabac par trois policiers.
La loi du 23 février 2005, véritable provocation injurieuse, impose dans les écoles publiques le mensonge de la seule existence d’aspects "positifs" de la colonisation (du jamais vu dans une démocratie !).
Répression et expulsions des sans-papiers : selon le réseau Éducation sans frontières, la liste des enfants et adolescents arrêtés, mis en rétention, menacés d’expulsion, expulsés, ne cesse de s’allonger (l’Huma du 16/09). La Cimade a même relevé le cas d’un bébé d’un mois placé dans un centre de rétention. Alors que l’obtention de l’Aide médicale d’Etat devient un parcours du combattant, le gouvernement atteint des sommets quand il fait tout pour expulser une rescapée du génocide des Tutsi rwandais, infectée par le VIH. Enfin, la récente tentative du ministre François Baroin de remettre en cause le droit du sol en outre-mer montre la volonté d’en finir avec les principes fondateurs de la République.
En conclution : faute d’avoir assumé ce passé colonial, d’en avoir tiré les leçons, nous voyons donc ressurgir aujourd’hui ses relents sous toutes les formes, dont la population française « de souche » n’est pas indemne, comme l’attestent les lois liberticides que Nicolas Sarkozy s’apprête à promulguer. Cette résurgence de la mise sous tutelle des peuples apparaît également dans le scandaleux « traité d’amitié » que s’apprête à signer Jacques Chirac avec Abdelaziz Bouteflika – le premier offrant au second un « pardon » frelaté comme exploit qu’il exhibera pour asservir davantage le peuple algérien ; un traité qui méprise ce dernier, réduit à un « indigénat » renouvelé et qui consacre le triomphe d’un État corrompu, criminel.
Bref, la mobilisation citoyenne n’a jamais été aussi vitale. Le choix aujourd’hui est simple : soutenir de façon active toutes les initiatives d’opposition démocratique dans les anciennes colonies, ou subir l’importation insidieuse des pratiques dictatoriales que l’État français y a essaimées depuis un demi-siècle de fausses décolonisations. C’est la survie de la démocratie sur toute la planète qui est en jeu...






