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| Le 17 octobre 1961 |
| L’État français en Algérie et ailleurs : Coloniser, exterminer… |
| La Françalgérie |
| Discrimination et racisme en France (9) |
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L’État français en Algérie et ailleurs : Coloniser, exterminer…
L’examen minutieux des archives de la colonisation française a révélé de stupéfiantes découvertes. Lors des conflits coloniaux engagés par la France en Afrique du Nord et ailleurs, des méthodes éradicatrices ont été couramment employées : enfumades, massacres de prisonniers et de civils, razzias, destructions de cultures et de villages - De nombreuses mesures racistes et discriminatoires ont été élaborées puis appliquées au cours de la conquête et de la colonisation de l'Algérie(4). Puis elles ont été étendues aux nouveaux territoires de l'empire tels que l'Indochine, la Nouvelle- Calédonie et l'Afrique Occidentale française. Quarante ans après le début de la colonisation en Algérie, près d'un tiers de la population avait été exterminée (plus de 800 000 victimes, souvent des femmes, des enfants et des vieillards dont le seul tort est de n’avoir pas pu fuir devant les colonnes de l’Armée d’Afrique). La conquête puis la colonisation difficiles et meurtrières de l'Algérie doivent être considérées comme une sorte de vaste laboratoire au sein duquel des concepts - ceux de "races inférieures", de "vie sans valeur" et d'"espace vital", etc. - furent forgés. De même, on inaugure de nouvelles techniques répressives - l'internement administratif et la responsabilité collective notamment - qui, avec le Code de l'indigénat adopté en 1881, firent de l'État colonial un état d'exception permanent n'ayant rien à envier au régime de l'Apartheid. Plus tard, l'internement fut même importé en métropole pour s'appliquer, à la fin des années 1930, aux étrangers d'abord, aux communistes ensuite puis aux Juifs après l'arrivée de Pétain au pouvoir.
La guerre de décolonisation
La deuxième Guerre d'Algérie, entre 1954 et 1962, a aussi fourni d'innombrables atrocités : en témoignent les 500 000 victimes et l'institutionnalisation de la torture. Pour la première fois ont été appliquées les fameuses méthodes de la "guerre révolutionnaire" élaborées après la défaite de Dien Bien Phu, faites de terreur, de « rouleau compresseur », de guerre psychologique, de commandos de supplétifs chargés de semer l’horreur au sein des populations civiles, de torture, d’intoxications médiatiques et de coups tordus en tous genres, certains montrés dans le film maintes fois censuré de Gillo Pontecorvo, La bataille d'Alger. Ces méthodes seront par la suite enseignées par les militaires français dans le monde entier, notamment aux USA, dans les dictatures latino-américaines ainsi qu'au Rwanda(5) et servent aujourd’hui même d’exemples pour l’armée d’invasion en Irak.






